Don Fried — Playwright & Author

Review of “Phoenix” by French Blogger Beatrice Colbrant

PHOENIX: NICK DRAKE RISES FROM THE ASHES IN LONDON

Phoenix, the work of the American author Don Fried, which is now being presented at the Phoenix Artist Club in London, is a succession of amazing discoveries. First, there’s no relationship between the title of the piece and the name of the location; it’s purely coincidence. And the intimate venue, not far from Soho and Chinatown and two steps from Tottenham Court Road, is a very good choice for this mesmerizing work.

Phoenix is a play inspired by the life of British singer Nick Drake (1948-1974), whose original and little-known career was interrupted by a tragic, premature death at age 26 from an overdose of prescription drugs brought on by depression caused by drug-taking. Whether his death was accidental or suicide remains uncertain.

At a time when Mick Jagger wriggled on stage in provocative and dramatic contortions to wild music, Drake, with his sweet, almost whispered androgynous voice, sang romantic ballads, leading his audience to a world of nostalgia and sweetness.

Images and videos of this secret artist are few; only a few albums have survived. After you discover him, you won’t be able to do without this tender voice with a unique timbre, unexpected and necessary.

That’s how the life of this fascinating character is presented by Second Skin Theatre Company under the leadership of its Artistic Director, Andy McQuade, who also directed the play.

The American author Don Fried was commissioned to write the play about a singer who was undoubtedly overlooked by the world of music at the time because of his early death and the fact that his music was ahead of its time.

The play portrays Chloe (Jo Shirley), a journalist writing a story about a missing singer, Alan Phoenix, played by Jack Sharman. We follow the hero in his career — his surprising debut; the events of his life, personal and professional; those of the world of the musical business; his first recordings; his addiction problems; his relationship with a French woman who becomes his lover,  played larger than life by Louise Templeton (who sings “Les Bourgois” like a Paris street urchin); and with an African-American Delta Blues singer, Robert Johnson, played by the charismatic CHRIS MACHARI. The hero’s character develops and is revealed through these successive encounters.

The author, Don Fried, says he was captivated by the main character, and the piece is a mixture of fact and fiction, a kind of poetic evocation of a modern young hero, who fell victim to the misunderstandings and evils of his time.

The actors are all extraordinary, both physically and in their true interpretations of the parts. The cast also includes Mark Shaer, Patrick Doherty, and Richard Woolnough, who imbue their roles with efficiency, sometimes tinged with humor.

As for Jack Sharman, who plays the hero, he is a revelation. This newcomer to the London scene is a fallen angel, a physical connection between Joe Dalessandro, the hero of underground cinema of Andy Warhol, Paul Morrissey, and the boys of [the Italian film director] Pasolini. He embodies the fragile singer with conviction, caught between his instincts and his demons. When he sings, the tone of his voice is movingly and credibly reminiscent of the true Nick Drake.

Sometimes people leave you in mid-journey. We must not blame them. It’s not always due to cowardice, ill intention or lack of thought that they retreat to their chilly winter quarters after giving you a glimpse of the Northern Lights and other worlds. Sometimes it’s caused by the pressure of circumstances, or a disease, physical or mental, transient or terminal. Betrayal and oblivion are, to me, always difficult.

So, although obstacles sometimes block the view, a wounded phoenix can always rise from the ashes. Sometimes it’s enough that there is sincere and unselfish interest, like the courageous choices of the director of an exceptional theater company like Second Skin Theatre Company.

Yes, really, Nick Drake is back.

In London.

Spread the word.

Beatrice Colbrant

Phoenix is presented at the Phoenix Artist Club until 28 February.

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PHOENIX : NICK DRAKE RENAIT DE SES CENDRES A LONDRES

PHOENIX, la pièce de l’auteur américain DON FRIED, qui se donne en ce moment au PHOENIX ARTIST CLUB de Londres, est une succession de découvertes incroyables. D’abord aucun rapport entre le titre de la pièce et le lieu de sa représentation, simple coïncidence, et très bonne idée de choisir un lieu intimiste pour cette œuvre envoûtante, dans un des quartiers de Londres les plus agréables, non loin de Soho et du quartier chinois,  à deux pas de Tottenham Court Road.

PHOENIX est une pièce inspirée de la vie du chanteur britannique NICK DRAKE (1948-1974), dont la carrière originale et méconnue a été interrompue en raison d’un décès tragique et prématuré survenu à l’âge de 26 ans. Excès médicamenteux faisant suite à des épisodes de drogue et de dépression, accident ou suicide, les causes de la mort restent incertaines.

A l’heure où Mick Jagger se trémoussait sur scène dans des contorsions provocantes et spectaculaires, sur des musiques endiablées, un chanteur à la voix douce, aux ballades romantiques, susurrées d’une voix suave, presque androgyne,  entraînait le public dans un univers un peu décalé pour l’époque, sur des mélodies empreintes de nostalgie et de douceur.

A défaut d’images ou de vidéos relatives à cet artiste secret, seuls quelques enregistrements ont subsisté. Une fois la découverte faite, impossible de se passer de cette voix tendre au timbre unique, inattendue et nécessaire.

C’est la vie de ce personnage différent, fascinant, qui est présenté par la SECOND SKIN THEATRE COMPANY, sous la direction de son directeur et du metteur en scène ANDY MCQUADE.

L’auteur américain DON FRIED a été chargé d’écrire cette pièce sur le chanteur oublié du monde de la chanson, et n’ayant sans doute échappé à l’emprise médiatique que du fait de sa disparition précoce et d’un répertoire plutôt à contre-courant.

La pièce met en scène  Chloe (JO SHIRLEY), une journaliste faisant un reportage sur un chanteur disparu, ALAN PHOENIX, incarné par JACK SHARMAN. On suit le héros dans son parcours, ses débuts surprenants, les rencontres de sa vie, personnelle et professionnelle, celles du monde musical en particulier, ses premiers enregistrements, ses problèmes d’addiction, sa relation avec une femme française qui devient son amie, LOUISE TEMPLETON plus vraie que nature en titi parisien qui chante LES BOURGEOIS, ou encore celle avec un chanteur afro-américain venu du DELTA BLUES, Robert Johnson, incarné par le charismatique CHRIS MACHARI. Le héros se construit au gré de ses rencontres successives.

L’auteur DON FRIED, avoue avoir été emballé par le personnage central, et la pièce est un mélange de réalité et de fiction, une sorte d’évocation poétique autour d’un jeune héros des temps modernes, tombé victime de l’incompréhension et des maux de son époque.

Les acteurs sont tous extraordinaires, tant par leur incroyable physique que par leur interprétation juste. Il y a  MARK SHAER, PATRICK DOHERTY, RICHARD WOOLNOUGH qui interviennent avec une efficacité parfois teintée d’humour.

Quant à JACK SHARMAN, qui incarne le héros, c’est une révélation. Ce nouveau venu sur la scène londonienne a un physique d’ange déchu, entre Joe Dalessandro, le héros du cinéma underground d’Andy Warhol et  de Paul Morrissey, et les garcons de Pasolini. Il incarne avec conviction un chanteur fragile pris entre son instinct et ses démons. Lorsqu’il chante, le timbre de sa voix rappelle celui du véritable NICK DRAKE, rendant l’évocation crédible et émouvante.

Les gens vous abandonnent parfois à mi-chemin. Il ne faut pas leur en vouloir. Ce n’est pas toujours par lâcheté, par sadisme ou par manque de mémoire qu’ils regagnent frileusement leurs quartiers d’hiver après vous avoir fait entrevoir l’aurore boréale et la différence. Parfois, il y a la force des circonstances, la maladie en particulier, que celle-ci soit physique ou mentale, passagère ou terminale. La trahison et l’oubli sont toujours pour moi maladifs.

Ainsi, magré les grues et les bécasses qui encombrent parfois le parcours du combattant et gênent sa visibilité, un phénix blessé peut toujours renaître de ses cendres. Il suffit parfois de l’intérêt sincère et désintéressé, comme des choix courageux du directeur d’une compagnie théâtrale d’exception, LA SECOND SKIN THEATRE COMPANY.

Oui, vraiment, NICK DRAKE est de retour.

A Londres.

Qu’on se le dise.

BEATRICE COLBRANT

PHOENIX se donne au PHOENIX ARTIST CLUB jusqu’au 28 février

www.phoenixartistclub.com

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